Coin des membres

 

L’Etape du Tour 2017 – Briançon – Col d’Isoard

Dimanche 16 Juillet, 5 VCR courageux (et parfois inconscients) ont voulu découvrir de l'intérieur l'ambiance d'une étape du tour: Christian Breysse, Richard Franzetti, Erick Peisson, Bruno Ravel et Guillaume Tardieu.

Il faut dire que la situation était idéale: proximité relative de l'étape, proximité des lignes de départ et d'arrivée, qui facilitaient la logistique. Le jour J le beau temps étant également de la partie, les conditions étaient donc réunies pour faire de cette journée, une réussite.

L'encouragement des nombreux spectateurs en bord de route, l'ambiance "peloton" sur les premiers km, un début principalement en descente, ont donné l'illusion à certains d'être dans une vrai course de pros...

La suite s'est ensuite progressivement dégradé : il a fallu grimper la côte des « Demoiselles coiffées », remonter la vallée de l'Ubaye jusqu'à Barcelonnette (heureusement avec un vent favorable), ensuite pousser jusqu'à St Paul sur Ubaye avant d'attaquer la première grosse difficulté, le col de Vars, au bout d'environ 120 km.

Les conditions sont devenues alors compliquées : la chaleur, les crampes, la pente ont eu raison de beaucoup de concurrents qui mettaient pied à terre a l'ombre, qui poussaient leur vélo, qui s'étiraient les jambes pour contrer un début de crampes, qui vomissaient...

Heureusement la descente vers Guillestre a permis de se refaire les jambes. L'accueil et l'ambiance á Guillestre ont permis également de regonfler le moral à bloc!

Nous avons alors attaqué la vallée du Guil en pleine confiance... et á bonne allure... Malheureusement pas pour longtemps...

Les contreforts de l'Izoard nous ont rapidement ramenés à la raison: la fatigue, les crampes, les douleurs se sont brusquement réveillées et le calvaire de 14 km a commencé. Les mêmes scènes que sur Vars se sont répétées, à une allure plus faible et avec des grimaces plus prononcées. Heureusement les spectateurs étaient nombreux pour nous encourager (par exemple, j'ai entendu : au moins vous on a le temps de vous voir passer!!), certains étaient aux petits soins avec des douches ou des pulvérisateurs rafraichissants... Certains étaient déjà en place avec leur camping-car en attendant la vraie étape du tour prévue 4 jours plus tard !

L'organisateur avait également tout prévu, avec des pancartes d'encouragement:
- si tu peux encore lire alors appuie encore plus fort sur les pédales,
- le rugby est pour les jeunes, le vélo pour les vieux,
- ici, Nibali aurait attaqué, alors go !
- dernier km, qu'est que c'est un km dans une vie!

Au final, nous avons tous atteint notre Graal et franchi la ligne d'arrivée au sommet de l'Izoard, après 181 km et environ 3700 m de D+.

Sur environ 15600 participants, 11200 sont allés jusqu'au bout et le VCR n'a pas démérité, jugez par vous-même : Guillaume terminé 1537 ème, Erick 3024, Christian 4548, Richard 6160, Bruno 7596 (malgré un mal de dos, consécutif à une chute, une semaine avant l'étape).

Nota : une fois la ligne franchie, il a fallu descendre sur Briançon et parfois rentrer à l'hôtel... Certains ont ainsi fait 225 km dans la journée...Des forçats!

Quelques photos servent d’illustration.

Richard

 

TRAVERSEE DES PYRENEES 2017

Et rebelote après les grandes Alpes en 2016, le VCR prend de l’assurance dans les Pyrénées en juin 2017.

La semaine du 18 au 25 juin les rouleurs du samedi sont allés défier les montagnes dans une folle chevauchée transpyrénéenne. Neuf cyclistes du VCR ont profité de cette belle aventure 2017 : Clément, Erick, Guillaume, Jérome, Krim, Patrice, Patrick, Pierre et Richard.

Cette année changement de direction sur les cimes, c’est Ouest-Est, de l’océan Atlantique à la Méditerranée, d’Ascain à Argelès-sur-Mer.

35 cols, en 8 jours sur 870 Km avec un dénivelé positif de 21000m n’est pas mince affaire ! Traverser les Pyrénées c’est tenir le coup durant 7 étapes chacun de nous conduisant une journée il faut déduire une étape. C’est un vrai confort en haut des cols : possibilité de changer de maillot, de se restaurer c’est aussi sécurisant en cas de problème mécanique et permet un petit repos salutaire et bien mérité en cas de lassitude ou de grosse fatigue.

Nous étions plus et mieux entraînés que l’an passé,  plus affutés en terme cycliste. Afin d’être bien préparés pour ce challenge, Patrick qui s’y est pris assez tôt a peaufiné les détails ainsi que les quelques sorties compliquées lors des entrainements. La Six Sainte, monter 6 fois la Sainte Baume par toutes les faces différentes. Vers Barcelonnette les 3 cols Allos, les Champs et la Cayolle, 120Km sur 3600m de dénivelé positif dont on se rappellera. La pluie s’est invitée sur le dernier col et descendre 30Km sous une pluie battante ce n’est pas seulement la peau mouillée c’est carrément l’apocalypse ! Le froid avec les vêtements détrempés collés sur la peau provoque des tremblements, la vision réduite avec les lunettes qui se brouillent, les doigts deviennent violacés se crispent pour essayer de ralentir les vélos dans les virages recouverts de graviers rampants…on a tous souffert. Toutes ces mésaventures font partie de l’apprentissage de ce sport exigeant et douloureux par moment. Heureusement il y a tant d’autres moments agréables et réconfortants qu’on oublie vite les difficultés. Puis pour clôturer la série, 2 fois la montée du Ventoux, par Malaucène et par Bédoin sans vent mais sous une forte chaleur sur 120Km.

Départ de Rousset samedi 17 juin, prévu à 8h précises (en réalité à 8h1/2…le ¼ d’heure roussetain !) puis départ après avoir bien ficelé les 9 vélos sur la remorque des Dents de Rousset, qui au passage nous rend bien service, empilé les sacs de toutes tailles dans le mini bus bienvenu de la mairie. Toujours autant d’animation, d’excitation, de discussions axées essentiellement sur le vélo : Patrice a pu récupérer son vélo la veille au soir avec un cadre neuf noir mat, le carbone était fendu et  la garantie a fonctionné…. Discussion sur les équipements choisis pour attaquer les pentes que nous pressentons sérieuses, les préparations physiques de chacun. Richard fait du fractionné, d’autres travaillent le fond et surtout il est souvent question de la cassette arrière: plus elle sera grosse moins on souffrira. Après quelques arrêts techniques et un « sandwiche triangulaire autoroute » nous arrivons dans l’après midi à Ascain sous une forte chaleur, l’hôtel est charmant planté dans la verdure. Comme dans chaque hébergement un local spécialement prévu pour les cyclistes nous attend.

1ere étape dimanche : Ascain / Saint-Jean-le-Vieux tout le monde est pressé de partir, la journée s’annonce facile, au menu du jour : col Saint Ignace, une petite incursion en Espagne, bien sûr pas eu le temps de faire les magasins ! Le col Otxondo, col Lizarmeaca, col d’Ispeguy puis retour en France direction Saint-Jean-Pied-de-Port et fin de l’étape à Saint Jean le Vieux. Les 75km et 1446m de dénivelés montants sont bien passés et ressemblent à une sortie traditionnelle du samedi. Ce qui frappe en premier lieu c’est la couleur du décor, la verdure est présente partout, ici le rocher se cache sous la verdure. On a l’impression qu’il y a de la pelouse sur le rocher. Nous traversons quelques villages typiques et splendides tels que Sare, Ainhoa. On comprend vite en voyant les pancartes qu’ici on est au pays Basque !

Ah j’oubliais « se faire le panneau » expression cycliste signifiant arriver en premier en sprintant à la hauteur des panneaux d’entrées de villages…et en ce début de séjour ça fonctionne en plein et pas toujours pour rire ! Mais ça ne durera pas, sauf le dernier jour.

Comme nous sommes arrivés de bonne heure une petite visite à Saint-Jean-Pied-de-Port s’imposait. Nous n’étions pas seuls, c’est aussi par la porte d'Espagne de la ville que passent tous les pèlerins depuis la fin du Xème siècle, chargés par des sacs à dos bien débordants, guidés par leurs bâtons de pèlerin et poursuivis par la sueur sous la chaleur suffocante qui régnait dans les rues pavées de cette ville historique. La rue principale nous a menés naturellement vers la citadelle et ses fortifications, Vauban est aussi passé par là. Quelques cyclistes courageux montaient à vélo cette rue en forte pente…était-ce pour planter le décor ? Pour nous prévenir de ce qui nous attendait… peut-être?  

2eme étape lundi : Saint-Jean-le-Vieux / Lescun avec le col de Burdincurutcheta (Croix de Fer, en basque) le début du col est très dur avec des pourcentages au delà de 13%. Pas question de s'enflammer. Avec le rapport cassette/plateau 34x30, ça peut faire sourire à Rousset,  mais ici c'est parfait. Ça permet de monter "souple", sans trop s'essouffler. Arrivé au col un vent puissant nous attendait, Krim a été jeté à terre. Lorsque Guillaume a soulevé son vélo, dos face au vent, son bikou s’est directement mis en position horizontale, comme un foulard. Suite à cette descente technique, tous penchés face au vent, arrive la montée du col de Bagargui caché par le précédent, petit passage en Espagne sur un parcours roulant et retour en France, descente vers Arette et col de la Pierre St Martin. La matinée relativement fraiche, moins de 30°C, se passe relativement bien, mais en début d’après midi sous un soleil de plomb au zénith qui arrive à fondre le bitume, au col du Soudet 3 Km consécutifs interminables avec des pentes comprises entre 12,5% et 13,6% plus les derniers Km à plus de 10% nous ont bien fait comprendre qu’ici c’est de la pure montée, c’est du sérieux! Curieux s’abstenir. Comme disait la chanson : Montagne Pyrénées é e… les montagnards, les montagneshard sont là. On était prévenu. Plus pentu que l’arrivée au Ventoux ça existe, d’accord le chauve est souvent très venté. De plus Patrice à noté 43°C à son GPS. Le cycliste est pris entre deux feux : le soleil en haut et le bitume par dessous. C’était trop pour moi je commençais à cuire et me suis réfugié dans la voiture balai même s’il ne restait qu’un grand Km à parcourir avant le col, vétéran il faut savoir t’arrêter à temps.

C’est dans ces moments de grandes difficultés que le doute s’installe et fait craindre pour la suite….vais je y arriver ??  Autre difficulté, on préfèrerait partir et rester ensemble mais on ne roule pas tous à la même allure et s’attendre en haut des cols nécessite un temps d’attente élevé pour les premiers arrivés, finalement on se retrouve plus souvent en plaine et en profitons pour manger ce que le conducteur du jour aura acheté. Chacun doit se faire plaisir c’est évident mais lorsque nous essayons de respecter les us et coutumes du club pour nous retrouver aux endroits stratégiques la sortie se transforme devient plus conviviale et passionnante. Dans le groupe pas de consigne autoritaire, donc on se revoyait suivant l’humeur du jour ou des difficultés rencontrées. Un lieu de ravito était prévu cette année, c’est une amélioration.

Lors de cette sortie nous étions certainement plusieurs à nous poser les mêmes questions, le deuxième jour déjà en difficulté ??  Et oui nous ne sommes pas habitués aux pentes pyrénéennes, à la rudesse des cols, des conditions climatiques et il faut s’y adapter retrouver ses sensations habituelles. En début et en fin de séjour quelques cyclistes ont eu des baisses de formes passagères. Même les professionnels au tour de France lors des acensions compliquées, et elles n’ont pas manquées en 2017, se retrouvent eux aussi en difficulté sérieuse et c’est assez rassurant. Et puis certains passent, comme prévu direction le col de Labays, col de Bouesou pour arriver à Lescun dans un accueillant petit hôtel du pic d’Annie qui va nous nous servir un petit demi bienvenu. D’autres moins attentifs, se trompent de chemin, descendent à Arette, passent par le col de Lie et le col  d’Ichere afin de revenir au pied de la montée vers Lescun où le mini bus vient récupérer les plus fatigués.

3eme étape mardi : Lescun / Luz Saint Sauveur avec 6 cols prévus : col de Marie Blanque sympa au début mais avec une tendance à devenir de plus en plus dur, 10, 11, 12, 13%. Pour ce qui me concerne, bonne idée d’avoir choisi cette journée pour mener le fourgon. Après avoir fait le porteur d’eau pour les copains je vais faire les courses pour la journée jusqu’à Laruns, première petite ville sur le parcours. Puis col du Porteigt, col de Labareille, d’Aubisque, col de Soulor de Courette et col des Bordières. Arrivé au col de Soulor une déviation pour les véhicules m’oblige à chercher une autre voie carrossable, les cyclistes vont faire le circuit prévu, dernier ravitallo possible. Les cyclistes se glissent des barres dans les poches pour ne pas se retrouver dans le besoin. Changement de programme rapide J’avais le choix entre aller en direction de Lourdes, belles routes mais longue distance ou passer un col sur une route très étroite direction Argeles-Gazost. Après renseignement auprès d’habitants du cru, je choisi la deuxième solution non sans appréhension. Heureusement je n’ai rencontré que quelques véhicules qui ont été sympa avec moi…un touriste perdu ? Croisement délicat à l’arrêt avec minibus et remorque sur l’herbe humide dans cette pente montante vers le col de Spandelles, je n’en menais pas large lors des croisements! Ce qui m’a vraiment marqué c’est la beauté naturelle et sauvage de ces lieux insolites parsemés de troupeaux, de chevaux de vaches en totale liberté. Oublié un instant le vélo ne fait pas de mal. Un vol de vautours est passé devant le pare brise en plongeant dans la vallée, des ombres impressionnantes et majestueuses, un souvenir inoubliable. Puis je retrouve le contact avec mes collègues lorsque les ondes veulent bien nous réunir, on se retrouve à Argeles-Gazost et rentrons direction l’hôtel le Montaigu (lui aussi..) à Luz St Sauveur.

4eme étape mercredi : Luz-Saint-Sauveur / Saint-Lary-Soulan  Aujourd’hui 3 cols 3208m de dénivelés sur 90km, nous partons directement à l’assaut du col du Tourmalet 2115m. Nous avons trouvé dans l’ensemble que le Tourmalet dans ce sens était plutôt moins compliqué que d’autres cols moins connus, plus aérien, plus prestigieux. D’autre part on profite de la fraicheur en altitude. Enormément de cyclistes y étaient accrochés, y compris étrangers. Le Tourmalet plus attractif attire d’autres groupes qui font le même parcours que nous il n’est pas rare de se retrouver sur les routes ou à l’hôtel. On y voit aussi des cyclotouristes qui ne font qu’une partie seulement à allure plus tranquille. Plus surprenant une entreprise organise une montée de cyclistes et de marcheurs, a déployé ses stands, en haut du col et c’est la fête. Puis descente côté la Mongie superbe vue plongeante sur les pâturages. Et on reprend la direction montante pour le col de Hourquette le lac de Payolle. Là c'est nettement plus simple à aborder la pente est douce les paysages bucoliques avec une forêt de sapins puis des pâturages. Et pour finir le plat d’Adet… plus exactement pour nous finir ! C’est un peu un abus de langage parce que ce col n’est ni plat, ni facile. 10,5Km avec une pente moyenne de 8% et des passages à 13,8%. Depuis la vallée on a l’impression que la route a été taillée dans la montagne. Descente rapide sur Saint-Lary-Soulan et hébergement dans un petit hôtel sympathique où il fait chaud dans les chambres sous les toitures. Heureusement l’hôtel comprend une piscine, qui est la bienvenue.

5eme étape jeudi : Saint Lary Soulan / Saint Lary Couserans avec 6 cols prévus : col d’Azet, col de Peyresoudre, col du Portillon, col de Mente, col de la Clin, col de Portet d’Aspet. 113 Km avec 3582m de montée…Openrunner ne s’y trompe pas beaucoup de bandes marons sur le profil altimétrique. Départ au pied du col d’Azet 1580m pente moyenne 6,7% cachant des passages de 10% à 14%, on s’est habitué. Col de Peyresourde 9,5 Km agréable, col du Portillon des passages à 14%, col de Menté difficile à monter : 1349m 9,3 Km à 9% de moyenne et des passages à 11% et pour terminer la journée le col de Portet d’Aspet 14,3 Km à faible pourcentage. Les cols des Pyrénées sont irréguliers en pente et qualité de routes. En descendant nous avons croisé une voiture et son chauffeur qui nous crie « attention au troupeau de vaches ! ». Effectivement un troupeau flânait sur la route en nous regardant passer, peut-être qu’elles nous trouvent bêtes ? Nous arriverons à l’hôtel qui surplombe une rivière de montagne dans le charmant petit village de Saint-Lary Couserans où il faisait encore très chaud. Quelques courageux sont même allés piquer une tête dans la petite rivière glacée.                                          

6eme étape vendredi : Saint Lary Couserans / Les Cabannes avec seulement 4 cols prévus : col de la Core 17Km , col de Latrape 5Km, col d’Agnes, col de Port de Lers. Tour de France exige,  le col d’Agnes est en cours de rénovation, impraticable, qu’à cela ne tienne nous choisissons une alternative en bifurquant à Ouest en direction de Massat par le col de Port : 16,6 km à 5%. Nous y avons trouvé des paysages moins aériens avec toujours autant de verdure et de charmants villages animés, ce qui paraît assez rare. Les cols sont relativement faciles à passer, peut-être que nos jambes s’habituent en s’approchant de la fin du séjour? En descendant le dernier col de la journée nous avons rencontré des traces continues de bouses de  vaches dans le milieu de la chaussée, attention route glissante ! Les bovins apeurés transhument dans des véhicules motorisés vers les hauteurs, ils décompressent. Patrick qui devait descendre de belle allure à été surpris par…non pas par la trace mais un virage vicieux et pris une gamelle magistrale. Heureusement qu’il a eu la chance de glisser sur l’herbe ! Pas trop de dégâts ! Solide le gaillard par contre la petite reine a dégusté le guidon en forme de corne de buffle les manettes de freins tournées vers le soleil. La voiture balai arrive et descend vers une pharmacie pour remettre notre cycliste en état. Du fait de la présence de la cyclosportive l’Ariégeoise le lendemain, les hôtels étant retenus nous avons trouvé refuge dans un centre de vacances également envahi par les participants de l’Ariégeoise. Ambiance sportive garantie, ça sentait l’huile de muscles.   

7ieme étape samedi : Les Cabannes / Prades avec 4 cols prévus 110Km avec 2844 m de montées: col de la Pailheres 10Km à 8,2% de moyenne, col del Mouly, col du Garabeil 3 courtes montées, et le col de Jau avec une pente raide au démarrage puis agréable à grimper dans des paysages variés qui commencent à s’arrondir par la suite. Là aussi l’hôtel est équipé d’une piscine bien rafraichissante ! C’est la fête en ville !

8ieme étape : Prades / Argeles sur Mer avec 7 cols prévus : col Palomere, col del Xatard, col de Pla Boulat, col de Llamouzy, col de la Brousse, col de Mirailles, col de Fourn Les paysages évoluent et deviennent plus secs et arides. Nous retrouvons le chant des cigales !

En montant le col de Palomère, un son lointain répétitif du genre « boum, boum » résonnait en s’amplifiant lors de l’ascension…certainement une fête locale. A l’évidence, vu le décor planté en arrivant près de la scène : véhicules types 68ars, participants fatigués de se tortiller devant d’énormes enceintes qui crachent les watts, l’air pensif il s’agissait de teufeurs en pleine rave. Me retrouvant seul à ce moment et zigzagant pour éviter d’accrocher les nombreux participants en errance à ce moment, je n’étais pas si rassuré, à tort certainement. En réalité j’ai l’impression qu’ils me voyaient en transparence. Une charmante demoiselle décorée par des tatouages colorés m’a crié : « oh toi tu es dopé non ? » ne sachant trop quoi répondre..il m’est sorti « oui j’ai une overdose…mais de montées de cols ». Elle était déjà loin...Quelques kilomètres plus haut  j’ai croisé Erick qui redescendait, sûr on a raté la bonne route à force de regarder la roue. Demi tour récupération de la bonne route, enfin pas si bonne puisqu’un revêtement de graviers secs venait d’être fraichement déposé et apparemment ils n’avaient plus d’argent pour se payer le goudron. Avec tout ce qu’on a vécu ce n’est pas ce qui va nous arrêter !

Dernier jour, on passe des hautes Pyrénées à la Méditerranée, on a du mal à se dire que ce soir on est à Rousset. C’est un moment très agréable de fierté, de bonheur où on se dit que c’est fait. On est parvenu, chacun à sa manière, à traverser les grandes Pyrénées !  

Arrivés à Rousset accolades générales, le ton monte, tout le monde est heureux d’avoir osé cette expérience qui est réalisable puisque nous l’avons faite. Nous remercions la mairie de Rousset et notre vélo club qui nous ont aidés à réussir ce beau projet.

Avec le recul et sachant qu’à la suite des Pyrénées 5 cyclistes du club on réalisé le 16 juillet l’étape du tour entre Briançon et l’Izoard, on se dit que le VCR s’est élevé à un bon niveau cyclo-sportif en 2017. Avec de l’entraînement sérieux on arrive maintenant à se faire plaisir sur des parcours qu’on imaginait hors de portée pour notre groupe. Il ne manquait plus qu’une bonne dose de témérité et se dépasser sur le plan physique et mental pour arriver au but, grâce à un sport à notre portée que nous pratiquons régulièrement : le cyclisme.

Divers en vrac: Clément avec Guillaume était souvent  aux avants postes, Patrick et Erick, un peu en arrière, Patrice et Jérôme ça dépendra des jours, Pierre, Richard, Krim distancés lors des longs parcours, mais bien présents. Nous avons perdu des kilos, 2 paires de lunettes certainement d’autres cyclistes qui se sont trompés en les ramassant. Nous avons fait souffrir nos vélos lors des passages dans les graviers qui arrivent à se coincer entre cadre et roue, Patrick lors de sa chute.

Nous avons passé de bons moments de convivialité et de repos bien mérité lors des regroupements et des hébergements. Nous en avons pris plein les yeux avec les paysages sublimes, sauvages, particuliers aux Pyrénées, profité du bon air des montagnes. Mais il est vrai aussi que ça fait du bien, après une semaine d’efforts intensifs, de décompresser et de savourer tous ces souvenirs de moment exceptionnels.

Ps : Nous avons pensé à Eric qui n’a pas participé à cette aventure suite à ses maux de dos qui l’ont fait souffrir physiquement et moralement.

Pierre  

 

7 réflexions au sujet de « Coin des membres »

  1. Jacques Largier

    ROUTE DES GRANDES ALPES 2016

    En ce début de juin 2016 le VCR prend de la hauteur !

    La semaine du 12 au 18 juin le PETIT groupe du samedi est allé se frotter à la traversée des GRANDES ALPES en parcourant le circuit dans le sens nord-sud Thonon-les-Bains / Menton, c’est en descendant sur la carte et tout le contraire sur place. Avoir un objectif avant l’été est important pour souder le groupe lors des sorties hebdomadaires. L’idée de traverser les Alpes lancée par Patrick a vite fait son chemin malgré les questions et arrières pensées que suscite le choix de ce parcours mythique et difficile. Grimper 17 cols, qui plus est les plus hauts de l’hexagone, en 7 jours sur 700 kms avec un dénivelé positif de 17800 m n’est pas mince affaire ! Sans oublier qu’à plus de 2000m d’altitude (sur 5 cols) affronter les aléas climatiques, vent, froid, pluie, neige accentue sérieusement la difficulté. D’ailleurs rien qu’en voyant souffrir les cyclistes du Tour de France à la télé (qui se sentent parfois obligés de prendre de drôles de remontants) on peut (doit) se poser la question est-ce à la portée de notre PETIT groupe du samedi? Pour le savoir….qu’une solution à notre portée : ON Y VA LES GARS !!! Comme chacun de nous conduit une journée il faut déduire une étape à ces valeurs.
    De longues semaines de préparation au niveau entraînement, en délaissant les plaines pour sillonner et enchaîner les acensions disponibles dans notre région, étaient nécessaires. La chance d’avoir obtenu le prêt d’un minibus et de la remorque du club ne nous laissait plus que la météo à surveiller….pas terrible, de la pluie prévue chaque jour sauf peut-être dans les Alpes du sud.
    Départ de Rousset samedi 11 juin, dans le mini bus les boutades des plus optimistes et les remarques des plus septiques fusent, il est surtout question de la météo et des difficultés qui nous attendent au cours de la semaine. Le groupe des 8 cyclistes : Jérôme, Krim, Richard, Erick P, Eric G, Pierre, Patrick, Clément, est loin d’être homogène sur beaucoup de plans et je ne doute pas qu’on saura bien s’entendre pendant cette semaine qui s’annonce compliquée. Samedi soir nous arrivons à Thonon-les-Bains, l’hôtel café du Palais un peu à l’écart des beaux quartiers ne nous inspire pas tant que ça, le patron garde ses distances. Mais peut-être que c’est lui qui a peur des marseillais, avec tout ce que les médias colportent. Comme dans chaque hébergement un local spécialement prévu pour les cyclistes nous attend. Nous allons prendre la photo devant le kilomètre zéro, départ de LA ROUTE DES GRANDES ALPES et faire valider d’un petit coup de tampon le début de la grande aventure.

    Dimanche matin tout le monde est pressé de partir, au menu : col des Gets suivi de celui de la Colombière. Le premier est assez digeste, le second est sympathique jusqu’au Reposoir, mais après fini les douceurs…6 kms interminables à 10% de moyenne viennent nous rappeler qu’ici c’est du sérieux ! Evidemment comme prévu de petites ondées nous rafraîchissent en montant, mais arrivés au sommet il faut vite remettre des vêtements secs sur le buste si non on risque de claquer des dents sur les descentes plus vertigineuses les unes que les autres. Mettre des vêtements secs paraît simple et bien en altitude non ! D’abord il y a souvent la pluie, voir de la neige fondante sur la route, comme c’était le cas au Galibier, il faut retrouver son sac et surtout ce qui convient pour la descente le court ou le long ? Sans perdre de temps évidemment. Autre difficulté on préfèrerait partir ensemble mais on ne roule pas tous à la même allure et puis attendre avec souvent une température qui frise zéro degré n’est pas génial ce qui fait qu’on se retrouve souvent en plaine et en profitons pour manger ce que le conducteur du jour aura acheté ce qui, soit dit en passant, a favorisé la diversité des grignotages (chocolat blanc, le fameux mars, les Coca etc et autres produits diététiques…). Pour la conduite du fourgon, chaque jour a eu son chauffeur particulier parfois accompagné d’un cycliste comme Jérôme qui au début jurait qu’il ne roulerait pas sous la pluie… mais comme il pleuvait un peu chaque jour il s’est vite avoué vaincu par l’appel irrésistible de sa petite reine. Dans l’après midi arrivée à La Clusaz petit hôtel sympathique. On apprécie tous ces moment de convivialité et de repos, le temps de faire un peu de ménage dans ses affaires éparpillées, soigner ses petits bobos : mal aux fessier aggravé par un furoncle naissant de Krim, irruption boutonneuse d’herpès facial d’Eric G. Dans les pharmacies du coin ils sont habitués et ont ce tout ce qu’il faut.
    Lundi matin départ vers Bourg-Saint-Maurice avec 3 cols prévus. Les Aravis et le col des Saisies relativement faciles suivi par le Cormet de Roselend plus usant sur la fin de ce magnifique col au caractère sauvage de haute montagne. Savant mélange des éléments, eau turquoise du lac, neige, rochers à pics. La descente nécessite un vélo en bon état, les ravins sont proches de la route les patins de freins s’usent rapidement et heureusement que les marmottes sifflent pour nous avertir du danger. Cent kilomètres avec un dénivelé de 2924m ça use…ça use. Arrivée à Séez un hôtel relais situé après le 7ième virage en montant était bienvenu malgré sa relative jeunesse datant sans doute du début du siècle.

    Mardi 14 – étape Séez – Valloire bonne idée, en ce qui me concerne, d’avoir choisi cette journée pour mener le fourgon. Il fait aussi usage de voiture balai et doit être présent à tous les endroits stratégiques…(pas simple affaire) et attendre le dernier du jour, Richard en l’occurrence qui est resté tanké sur sa selle plus de 8h45…bravo. Etape très longue de 136 kms, col 3240 m de montée sur 48 kms. De la neige au sommet de l’Iseran, un paysage à couper le souffle…c’est le cas de le dire ! Heureusement que Jérôme a eu la bonne idée de zapper cette étape pour me tenir compagnie (ou parce qu’il déteste la pluie) j’ai eu l’immense plaisir de découvrir ses talents de chanteur imitateur, pas besoin de radio sur la montée du Télégraphe ! Une descente très sportive requinque les rouleurs qui arrivent à se décontracter, suivie de l’ascension du col du Télégraphe beaucoup moins exigeant. Soulagement et repos à l’arrivée à l’hôtel de la Poste de Valloire, gîte et couvert au top, bonne adresse.

    Etape Valloire / Arvieux après avoir attendu que la pluie se calme nous partons à l’assaut de 2 cols mythiques le Galibier et l’Izoard. Le premier commence par une rampe très pentue pour nous mettre dans le bain, puis 1241m de montée sur 18 kms de long dont les derniers jusqu’à 11% (de moyenne/KM) paraissent interminables, un grand col alpin à 2642 m d’altitude ! A l’arrivée une légère couche de neige nous accueille mais personne n’a eu l’idée de faire un bonhomme. La descente rapide en direction du col du Lautaret nous rafraîchit sérieusement mais l’Izoard est proche, il va nous réchauffer. On commence à sentir le sud par le changement des paysages qui deviennent moins aériens, plus accessibles et le climat qui s’adoucit, ce n’est pas du luxe mais presque. Dans l’Izoard les premiers Km sont faciles jusqu’à Cervières mais ici aussi l’arrivée au col sera plus pentue. Nous nous arrêtons à Arvieux, zut l’hôtel est à Brunissard (commune d’Arvieux) à 3 kms en amont, demi tour et nous remontons, chez Marius, que nous avons raté en passant à fond la caisse en regardant la roue. Ambiance conviviale, à partir d’ici on ne nous propose plus les fameuses tartiflettes et autre croziflettes (à quand les pâtiflettes ?) la nourriture du sud moins calorique, plus fine.

    Jeudi 16 – de l’Ubaye au Mercantour. Nous nous laissons descendre sur Risoul les routes sont plus étroites, les villages tristes sont vidés de leurs touristes, les magasins sont fermés. Erick P. qui a un problème de roulement sur sa roue arrière se demande s’il arrivera au but, mon vélo a chuté tout seul (lui aussi fatigue ?) évidemment mon dérailleur électrique super moderne s’est déréglé Aie, Aie, Aie…Pas de panique, l’intervention de Dr Eric G, spécialiste de la bécane en tout genre, va nous remettre tout en ordre à l’aide d’une burette magique et d’une manipulation (genre ostéopatheavélo) sur la patte de dérailleur. Nous avions des roues en dépannage, au moins deux ont été utilisées, bravo à l’organisation. Nous arrivons au col de la Cayolle, paysages magnifiques, parcours pittoresque dans ce sens, route agréable, pas trop pentue surplombant un torrent. Nous changeons de tenue les habits courts sont bienvenus, ça sent bon le retour au bercail. Bien que l’accumulation des efforts se fasse sentir la fatigue mentale diminue. Garder le moral est un facteur primordial dans ce genre d’aventure. Nous arrivons au refuge luxueux de Bayasse, dans un environnement sauvage, un peu avant le col de la Cayolle. A part les lits un peu courts pour les cyclistes dépassant 1,8 m et la pluie qui nous a bercé jusqu’au petit matin cet endroit est fort sympathique.

    Déjà vendredi, bizarre on monte des cols qui paraissent interminables et pourtant on ne voit pas le temps passer. Aujourd’hui un peu de gel au démarrage, il fait beau à partir de maintenant, et pas de doute c’est préférable. Un petit morceau de col à grimper et une grande descente de 30 kms dans un paysage méridional, d’une grande beauté, aérien mais aussi dangereux avec ses tunnels sombres, les précipices que le vélo frôle volontiers, les nids de poules, les caillasses qui dégringolent d’en haut…même un chevreuil a également traversé la route devant nous, mais on l’a doublé en descendant ! Arrive le col de la Couillole qui nous fait mal au démarrage et jusqu’à Valberg où nous ferons un pique nique tous ensemble en pleine ville, un petit bonheur. Ces bons moments de relaxation peu nombreux, nous requinquent. Direction le col St-Martin, agréable sans difficulté, nous nous arrêtons à Valdebore à l’hôtel du même nom. Endroit accueillant convivial et de bons petits plats de pays…du vrai cyclotourisme !

    Samedi matin dernier jour, on passe du Mercantour à la Méditerranée on a du mal à se dire que ce soir on est à Rousset ! Après une petite révision sur nos machines un démarrage matinal s’impose pour arriver avant 18 h. Nous attaquons la fin du col St-Martin 1500 m, boff…facile ! Longue descente avec vues plongeantes garanties et arrive le col de Turini 917 m de dénivelé, tranquille ?…et bien pas du tout la pente sera soutenue jusqu’au sommet où il fait très frais et pourtant le village paraît en ébullition. Evidemment une course de vieilles bagnoles (imitation Rallye Monte-Carlo d’antan) gonflées, bruyantes, leurs très fiers pilotes aux manettes, est en cours et nous coupe le seul accès possible pour descendre sur Menton. L’organisateur dépassé par l’événement nous indique qu’une voiture est en feu dans la descente et que toutes les instances du coin s’y mettent pour résoudre le problème…ça promet (rien de bon) ! Après quelques engueulades de cyclistes et d’automobilistes qui se retrouvent coincés dans ce piège, alors que la course n’est pas indiquée en plaine, et ¾ h d’attente nous pouvons enfin poursuivre nos derniers kms. La descente est également splendide toujours en balcon sur de petites routes suspendues et sinueuses, de plus les senteurs provençales nous annoncent la grande bleue. Le col du Castillon franchi allègrement, la flore méditerranéenne à l’approche de Menton nous remplit les narines. Enfin la mer ! Menton une forte sensation de chaud et l’odeur de la mer nous accueille. Evidemment il n’est pas facile de s’y arrêter pour prendre le bain, le fourgon sera stationné en double file et finalement nous décidons de charger les vélos pour trouver un endroit plus adapté. Il faut préciser que les gendarmes étaient dans les parages et nous ont laissé un peu souffler. En repartant sur notre destination finale mais en fourgon, nous avons dégoté une pizzéria sur un grand parking et là la joie générale a éclaté les habits de vélos sont vite remplacés par d’autres plus décontracts…oui, on était bien arrivé et une bonne restauration généreuse s’imposait. Que ça fait du bien après une semaine d’efforts intensifs de décompresser de savourer ce moment exceptionnel.
    Arrivés à Rousset les accolades générales, les claquements de mains s’entrecroisent, le ton monte, tout le monde est heureux d’avoir osé cette expérience qui est réalisable puisque nous l’avons faite. Bien évidemment nous remercions la mairie de Rousset et notre vélo club qui nous ont aidés à réussir ce projet.
    Avec le recul on se dit que c’est certes une vraie épreuve mais que c’est aussi l’opportunité de mieux se connaître en se dépassant sur le plan physique et mental également, grâce à un sport à notre portée que nous pratiquons régulièrement : le cyclisme. C’est aussi une passion pour le sport sans tomber dans l’esprit de compétition. Face aux difficultés réelles on doit à tout moment adapter son corps, en connaissant ses propres limites aux efforts demandés, pour pouvoir continuer à avancer vers les cimes, pour réussir. Dans les grosses difficultés il faut une volonté, une ténacité de marbre et ne pas se poser la question : est-ce que ça vaut le coup de continuer…c’est en tout cas ce qui me passe par la tête quand ça devient limite du haut de mes 68 ans. Je redoute le moment ou je devrai m’éloigner d’un de ces vrais plaisirs de la vie.

    Les lauréats : Nous aurons droit au diplôme de la borne d’or de l’association la grande traversée des Alpes.
    Divers en vrac: Du haut de ses 1,90 m Clément était souvent aux avants postes, Eric G, Patrick et Jérôme dans les parages proches. Erick P, moi, Krim et Richard distancés surtout sur les longs parcours, mais bien présents. Les plus jeunes du groupe ont animé les sorties et se sont tiré la bourre à maints panneaux d’agglomérations (pancartes !!!), mais sur quelques décamètres seulement (voire moins en montée), comme dit ma petite fille «…tu sais papou on joue, c’est pas pour de vrai ! ».

    Ps : Nous avons pensé à Patrice qui n’a pas pu participer à cette aventure suite à un empêchement de dernière minute lié à son travail.
    Pierre

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  2. Jacques Largier

    Nous étions 10 du VCR aujourd’hui à Gémenos pour faire les Sixsaintes. Ce n’est pas une cyclosportive mais plutôt une sortie musclée dans l’esprit de «la Fête du Vélo », un motif de partager et vivre
    les mots Sport , Santé et Tourisme.
    Il s’agit de monter en haut de Sainte Baume par Parcours Aller 1= par le Col de l’Espigoulier, 2 = par st Zacharie, 3 = par Rougiers
    Parcours Retour : 4 =par Mazaugues, 5 =par Nans les Pins, 6 = par Auriol et descente sur Gemenos. 150Km et 2785m de dénivelé.

    La participation importante des cyclistes de Rousset a valu une coupe pour le VCR. Bravo!
    Malgré quelques soucis mécaniques traditionnels: 3 crevaisons, moi qui n’arrivait pas à me servir des 3 derniers pignons du vélo (les + gros ceux qui servent quand ça monte!) réglé la veille par Ricci vélociste d’Aix, la plupart des participants ont réalisé les 6 ascensions et 5 au minimum. Le beau temps était de la partie pas trop de vent finalement un bon souvenir cette Sixsainte et un bon entrainement pour la suite de la saison…à suivre.

    Pierre

    Les deux ERIC ont participé à la Provençale – Sante-Victoire. Eric Gouget a terminé 76 éme sur 95 kms et Erick Peisson autour des 400 sur le parcours de 133 kms.

    Patrick

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  3. Jacques Largier

    Bonne nouvelle, j’ai pu aller au bout du semi marathon alors que j’en doutai à cause d’un début de tendinite aux 2 extrémités du mollet.

    Conséquence, les 10 premiers km ont été réalisés très tranquille et, le mollet ayant tenu, j’ai pu accélérer par la suite.

    Le temps n’est pas génial, 2h22, mais l’important était de participer mais aussi de terminer.

    Sinon, beau temps et ambiance super sympa, avec 37000 finishers. Nous avons juste le temps de rentrer pour éviter une ondée de pluie neige.

    Je vai donc maintenant pouvoir revenir au velo, apres 10 jours de recup, et me préparer sérieusement pour le stage dans les alpes : le super Road Brook donne vraiment envie d’y être.

    Richard

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  4. Jacques Largier

    Stage Cyclosportif à Praz-sur-Arly
    Du 1er au 8 juin 2015
    Par Pierre
    En attendant d’avoir des jambes de gagneurs, 7 copains du VCR Rousset : Patrick P (dit le coach), Erick P, Erick G, Krim C, Sylvain T, Richard F, Pierre M font ce qu’ils peuvent pour se faire remarquer.
    Nous avons inauguré le premier stage de la nouvelle génération du Vélo Club Roussetain au cours d’une semaine relativement ensoleillée dans un camping de Praz sur Arly à côté de Megève.
    Les grands cols des Alpes qui n’en finissent pas de monter vers le soleil brûlant (ce qui n’est pas si coutumier), on les a fait dans tous les sens …on a eu mal aux pieds, aux fesses, au ventre en buvant l’eau des montagnes…on a passé de bons moments à se préparer la bouffe, à contempler ces paysages tout en hauteur, à raconter nos histoires à dormir debout…et de moins bons moments après 50km de montée quand le regard reste scotché à la roue pour s’assurer qu’elle tourne encore.
    Puis samedi repos total imposé par le coach, mais surtout par obligation tellement les jambes étaient raides, car dimanche une cyclosportive nous attendait : la Time Megève Mont Blanc cru 2015. On en a profité de cette journée de détente pour visiter Annecy, acheter quelques bons produits du cru dont le fromage, au lait également cru… ambiance chaude sur le lac peuplé d’une abondante jeunesse locale bronzée au rouge (la couleur).
    Puis après massages et déjeuner copieux le dimanche de bonne heure nous allons de Praz à Sallanches avec nos destriers au rassemblement de 1400 cyclistes (+ le staff de sécurité) prêts à en découdre avec les grandes Alpes.
    On part tous ensembles mais ça ne dure pas les costaud foncent, les prétentieux se défoncent. Pas trop d’accidents, les descentes des cols ont été neutralisées, bonne idée.
    J’ai choisi un petit parcours les copains un peu + long on était de temps en temps ensemble mais pas facile de se retrouver avec tous ces cyclistes qui se ressemblent.
    En fin de parcours j’avais « de bonnes sensations » comme disait Richard Virenque après avoir ingurgité sa potion magique (attention pas de ça chez nous), j’ai accéléré le rythme….plus que 30 bornes de faux plats (que c’est long)…
    Et pas de bol, (excité) j’allais vite et à l’arrivée dans Megève, les organisateurs discutaient en regardant les étoiles (je pense), j’ai pris une mauvaise direction. J’ai vu un vélo qui montait, je l’ai suivi et perdu une dizaine de minutes à trouver le stade.
    Classé 4 ième dans ma catégorie et raté le podium, car le troisième a mis 2mn de moins que moi, dommage pour le club … mais j’étais quand même très satisfait et je reconnais que la semaine d’entraînement nous a bien servi.
    Tous les résultats sont satisfaisants, Il faut reconnaître que les grandes Alpes n’ont rien à voir avec les parcours provençaux du samedi. Tout cela est de bon augure pour l’ariégeoise qui arrive.

    Quelques photos de la semaine + une interview pour le Dauphiné Libéré recueillie par Sylvie au camping, même si on n’est pas les meilleurs en vélo on a de la tchatche de vainqueurs nous autres.

    Pierre

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  5. Richard Auteur de l’article

    Je vous fais le CR de la participation des membres du VCR à la Provençale Ste Victoire.
    La météo était mitigée, vents avec rafales soufflant du Sud Est mais, heureusement, nous n’avons pas eu à subir la pluie (ce qui est le plus important).
    Participaient Erick Peisson sur le 136 km, Eric Gouget et moi même sur le parcours de 95 km… et Pierre Mongin qui s’est fait son propre parcours (voir plus loin).
    Il y avait encore cette année, une forte participation (440 conccurents sur le grand parcours, 700 concurrents sur le petit parcours et …? sur le parcours de Pierre) si bien qu’il était difficile de se retrouver sur la ligne de départ, d’autant que les SAS de départ des parcours étaient séparés, tout comme l’heure de départ. Nous n’avons donc pas vu Erick.
    Inscrits en dossards prioritaires avec Eric, nous sommes partis ensemble, mais je l’ai trés vite laché (Comprendre: il est très vite parti devant). A Pourrières (en haut du raidillon), j’ai retrouvé Pierre, qui, après être parti avec le groupe Cyclotouriste du VCR, a finalement décidé de rejoindre le peloton de la Provençale et semblait m’attendre.
    Après s’être joint à mon groupe (constitué depuis Beaurecueil, vent oblige), Pierre en a pris la direction et l’a accéléré en prenant le maximum de relais appuyés jusqu’à St Paul les Durance (bravo à lui!). Nous sommes ensuite restés ensemble dans le groupe qui évoluait au fil des montées en se délestant de certains, en se renforçant des détachés du groupe précédent et en fondant dans le Sambuc, pour terminer à 6 à Aix.
    Je me suis offert le luxe de sprinter à l’arrivée pour dépasser trois concurrents et m’offrir deux crampes carabinées (une sur chaque cuisse), tout de suite la ligne d’arrivée franchie. Résultat, je suis resté planté au milieu, les jambes raides comme des piquets, sans pouvoir bouger pendant 5 mn. Je passe sur la sensation pas agréable… Le bon côté de la chose, c’est que cela ne m’est pas arrivé en course (je progresse malgrès l’âge…si, si…): les crampes n’étaient pas loin mais en pédalant en souplesse, j’ai pu les éviter.
    Comme l’année dernière, il y a eu un incident de course à Rians et un groupe de 50 concurrents s’est dérouté directement vers Jouques. Cela semble avoir faussé les résultats de la course 95 km car je me suis laissé dire qu’il s’agissait du groupe de tête… Cela ne mets pas vraiment en valeur l’organisation de la Provençale! 2 fois de suite c’est beaucoup trop! Ajouté au fait que, pour la Tombola, les lots ne sont pas remis en jeu lorsque le porteur du dossard gagnant est absent… Tout cela ne fait pas sérieux!
    Pour en revenir aux résultats du VCR:
    Erick sur le 136 km fini 358 en 4h51 à une moyenne de 28 km/h
    Sur le 95 km, Eric fini 81 en 2h55 à une moyenne de 32.5 km/h
    Je fini 328 en 3h23 à 28 km/h
    Sur son parcours, Pierre fini 1er! Par contre, je ne connais pas ses perfs, si ce n’est que j’ai pu constater la qualité de ses relais et son aisance habituelle en montée (un peu de brosse à reluire ne peut pas faire de mal)!
    Pour terminer, je tiens à remercier Pierre pour son aide dans la cyclo (relais, coaching, encouragements, ravitaillements _ j’ai eu droit à sa gourde m’évitant ainsi de m’arrêter au ravitaillement…).
    Cela me fait penser: le 24 mai à Gréoux les Bains, y aurait t il une bonne âme pour me supporter durant la course pour le cas où le coup de la brosse à reluire ne serait pas suffisant, Pierre décidant d’arrêter les frais? Je compte sur vous!

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  6. Richard Auteur de l’article

    Samedi 28 fevrier avec Eric Gouget, nous avons participé à la Classic du Rocher, le circuit de 100 km pour Eric et le circuit de 75 km pour moi (je n’étais pas sûr de pouvoir tenir la distance des 100 km).
    Il faisait un beau soleil, une temperature un peu froide (à mon avis), entre 2 et 8° et surtout un fort vent (20 km/h avec rafales à 50 km/h).
    Eric a fait les 100 km en 3:28:51 (28,73 km/h).
    J’ai fait les 75 km en 2:46:29 (28,83 km/h).
    Pour ce qui me concerne, je trouve très optimiste ma vitesse moyenne annoncée par la direction de course car le calcul donne 27 km/h.
    Ces moyennes sont néanmoins de bons résultats car nous avons presque constament dû nous accomoder avec un fort vent.
    Pour la petite histoire, nous avons terminé par la montée du Sampzon, qui n’est pas très longue (2 km) mais qui est très pentue (passages à 18% et 13%), pour finir en beautée avec un vent contraire sur les 5 derniers km… Dur, dur…
    Nos classements ne sont pas mirobolants car la cyclo n’est pas très populaire (dans le sens où la majorité des participants sont très affutés) et le niveau est donc très relevé:
    Eric finit 184/239
    Je fais 145/181
    A+
    Richard

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  7. Richard

    Hier avec Eric Gouget nous avons participé à la Corima Drôme Provençale, circuit 111 km, dénivellée 1371 m, malgré le temps qui n’était pas magnifique (pluie sur la moitié du parcours, vent du Nord, faible température).
    Comme on dit: quand on aime, on ne compte pas et cela ne nous donc pas découragé !
    Comparé à la Classic du Rocher, la Corima est plus roulante, avec seulement deux montées à plus de 7% de pente, toutes les autres côtes ayant des pourcentages plus faibles. En particulier, la longue montée de 20 km se révèle en fait être un long faux plat qui s’est monté à plus de 30 km/h, malgré le vent contraire.
    Deuxième observation: comparé à la Classic du Rocher, la Corima est une cyclo plus populaire, avec plus de 1500 participants. Résultat, nous avons donc eu l’opportunité de toujours rouler en pelotons importants et ainsi de mieux rester protégés du vent.
    Reste les conditions météorologiques qui n’étaient vraiment pas favorables avec une pluie légère, une température inférieure à 11° C, sans oublier le vent qui devait souffler à 20 km/h, conditions difficiles qui ont contribué à durcir la course et fatiguer tout le monde. A l’arrivée, les muscles étaient tellement durcis par le froid et la pluie qu’il fallait faire attention en marchant, les crampes n’étaient pas loin!
    Les 111 km ont été parcouru en 3h26 par Eric à 32,3 km/h, malgré une chute à mi-chemin (choc à la tête, trou noir, vélo abimé, de belles « pizzas » sur le corps, des trous sur ses vêtements VCR tous neufs et un casque fêlé…), 3h57 pour ma part, à 28,1 km/h.
    Les classements : Eric 188/739, moi 499/739
    PS : Patrick pour en revenir à l’épisode de la chute d’Eric: les vêtements ont- ils été vendus avec une garantie tout risque?
    A+

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